La mise à mort d’une activité touristique qui offrait pourtant à tous les travailleurs une bulle d’air de décompression
En fait même si hier le gouvernement va peut être geler la franchise de tva pour les micro entreprises à 37000€ de CA (au lieu de 25000 voulu par le lobby des artisans commerçants et dont Bayrou a fait passer en force avec encore un 49.3 non censuré par l’opposition), Le Problème de survie des maisons d’hôtes est plus compliqué Que le seul plafond de franchise de TVA, car depuis le 7 novembre 2024 il y a 3 problèmes en tout qui visent à éliminer les maisons d’hôtes du paysage des offres touristiques, pour le profit des 2 lobbys (hôtellerie et PME)
LE PROBLÈME 1 (qui vise les maison d’hôtes) :
La loi LEMEUR était censée à l’origine lutter contre le nombre trop important de logement airbnb faisant de la location courte durée et venant amoindrir le parc de logement longue durée. Mais le lobby hôtelier a fait pression pour intégrer les maisons D’hôtes à cette loi punitive, alors que notre activité n’interfère en rien sur le parc longue durée puisque utilisant nous même notre maison d’habitation principale comme outil de travail. Notre activité n’a pourtant rien à voir avec les spéculateurs qui achètent des biens pour faire du logement courte durée, plutôt que du logement longue durée qui de ce fait devient en pénurie. Du coup nos charges sont fiscalement moins reconnues à l’impôt sur revenu car les abattements pour charges de fonctionnement sur CA passent de 71% à 50 % ce qui nous conduira à payer plus d’impôt sur revenu Sans pour autant avoir gagner plus d’argent en RECETTES. Nos charges de fonctionnement ne sont plus pleinement prises en compte dans le calcul de L’IR, car l'abattement de 71% du CA en vue de leur compensation a été ramené à 50 % (ces abattements sont acquis au micro entreprises gérant maison d’hôtes en LMP (microBic) comme un forfait pour remplacer leur déduction quand les déclarations ne se font pas « au réel », et le solde est ensuite intégré à nos revenus dans le calcul de l’IR…
C’est le lobby hôtelier qui a poussé NOS DÉPUTÉS ET SÉNATEURS à voter ainsi pour l’intégration des maisons D’hôtes dans la loi LEMEUR pour se débarrasser de notre petite concurrence
LE PROBLÈME 2 (qui vise les maisons d’hôtes) :
L’URSSAF nous changent de catégorie et ce faisant on va passer de 13% de cotisations sur CA À 22% … donc le double de charges sociales. (en fait l'abattement fiscal et les cotisations Urssaf sont liées :
Les cotisations sont les mêmes pour toutes les entreprises (environ 42% du bénéfice net), donc quand l'abattement forfaitaire était de 71%, les bénéfices étaient de 29%. Donc les cotisations représentaient 42% de 29%, soit 12% du CA environ.Maintenant que l'abattement est de 50%, les bénéfices sont de 50% donc les cotisations sont de 42% de 50% soit environ 21% du CA.)
LE PROBLÈME 3 (qui vise tous les micro entrepreneurs) :
la TVA mème si la baisse de franchise qui était de 25000 (VOULUE PAR LES P.M.E) est gelée à 37000 … nous met à terre car l’URSSAF nous changerait aussi de catégorie (même si le gel de franchise de TVA à peut être 37000 € annoncé hier soir sera déjà moins pire pour la TVA) … s’il est confirmé que l’URSSAF veut que l’on se déclare dorénavant comme « prestation de service », du coup notre plafond franchise de TVA serait de 37 000 € pour cette nouvelle catégorie … alors qu’avant nous avions une franchise de 85000 dans notre catégorie.
VOILA pourquoi il n’y a rien de réjouissant pour notre secteur d’activité à accepter de devoir passer d’un C.A. MOYEN des maisons d’hôtes de 50/60000 à une limitation de 37000 De CA 😏. Ceci Avec des cotisations URSSAF doublées et IR augmenté sans pour autant voir nos recettes augmentées à cause de l’abattement réduit …
Le gouvernement veut carrément tuer notre activité d’accueillants touristiques en para hôtellerie. (Derrière il y a le lobby des hôteliers et des entrepreneurs en PME à qui l’Etat veut « faire plaisir ») …Bientôt vous ne trouverez plus de maisons d’hôtes. Celles qui survivront en tentant un équilibre Charges/Chiffre d’affaire (Rappel : C.A n’est pas Recettes, qui elles seront quasi nulles) ou celles qui pour survivre devront passer en Société.
Je suis en train de faire le deuil de jour en jour du REEL PLAISIR que nous avions à donner le meilleur à nos Hôtes avec des prestations de qualités et du SUCCÈS que nous étions en train de vivre avec LA BELLE HERMINE : Voici la décision prise pour nous en attendant de voir si un jour ces nantis et achetés du gouvernement finissent par constater qu’ils ont fait une grosse boulette concernant la mise à mort de notre secteur d’activité pour le doux chants des lobbyistes hôtelier et PME , en même temps que le tourisme (faute de pouvoir héberger des touristes) dans nos régions en laissant la part belle aux airbnb qui de toute façon resteront en place, les gros hôtels usines à chambres, les camping villes et les gîtes …
Nous avons décidé de continuer pour faire survivre l’histoire de LA BELLE HERMINE de faire en sorte de ne pas dépasser le seuil de franchise (qu’il soit de 25000 ou 37000) de TVA.
Nous n’augmenterons pas nos tarifs en les majorant de cette TVA (ce que beaucoup de collègues devront faire pour compenser leurs TVA s’il vont au delà de la nouvelle franchise), ceci pour rester compétitif et ce jusqu’au montant du seuil TVA € que le gouvernement définira … et dès que ce seuil sera atteint cette année, LA BELLE HERMINE devra fermer son calendrier de tous les jours qui suivront, et ce jusqu’à la fin 2025… notre calendrier est déjà fermé de novembre 25 à mars 26 …
on verra comme ça pour cette année et on réfléchira pour 2026 suivant les modifications que peut être le gouvernement apportera s’il s’aperçoit de la boulette en terme de manque à gagner dans le tourisme des régions car sans structure suffisante pour retenir les touristes, pas de d’achats de ces derniers sur place et donc fins des commerces vivant de cette manne…
Voici donc une histoire qui n’a rien de réjouissant après avoir autant travailler et investit dans notre projet, puisque l’état nous coupe les ailes en plein vol en changeant les règles du jeu, et que le reste à vivre avec la belle hermine ne promet pas l’éclate…
Parce que nous sommes des combattants face aux aléas de la vie, et parce que nous voulons encore permettre aux fidèles de La Belle Hermine de pouvoir encore s’y ressourcer, nous tenterons cette survie en micro entreprise (parce que nous faisons avec mes limites personnelles) au pire jusqu’a ma retraite… fin 2027.
Nous comptons sur vos soutiens pour nous permettre cette petite survie d’un beau projet qui était pourtant en pleine ascension et à qui l’Etat coupé les ailes en plein vol en pipant les règles du jeu.
Voilà vous savez tout…
Commentaires
Enregistrer un commentaire